Le backgammon en ligne devient populaire aux Etats-Unis

26 janvier 2010 – 23:29

L’essor du poker aux Etats-Unis est freiné depuis 2006 par la bien connue UIGEA (Unlawful Internet Gaming Enforcement Act). Dans ce contexte, un autre jeu gagne en popularité parmi les Américains et ce jeu est le backgammon.

Jouer au poker n’est pas une activité illégale en soi, même pour de l’argent réel, sauf dans quelques Etats. Mais tel est le traitement de paiements pour les jeux de casino et le poker. Cela rend presque impossible toute transaction sur internet vers ou depuis un site de jeux.

En se réorientant, les joueurs se dirigent vers d’autres jeux qui stimulent l’activité cérébrale, engageant aussi les habiletés et l’expérience personnelles des participants. Le backgammon fait partie de cette catégorie, étant un jeu qui tombe plutôt sous la bannière des jeux d’adresse que de chance.

L’offre du backgammon en ligne peut contribuer à sauver l’industrie des jeux en ligne aux Etats-Unis. Le développement du jeu via des sites web spécialisés est rapide, car ces sites comptent déjà des millions de joueurs.

De même que le poker, le backgammon permet les paris pendant le jeu, à travers le cube de doublement, tout en gardant l’action rapide et spontanée.

Bref, le backgammon est actuel et légal aux Etats-Unis et prêt à être le prochain jeu de choix pour les joueurs en ligne. Si vous êtes à la recherche d’une alternative aux jeux de poker, le backgammon est ce qu’il vous faut.

GameAccount prend le contrôle de MoneyGaming.com

17 janvier 2010 – 23:32

Les amateurs des jeux d’adresse de l’ancien site MoneyGaming.com seront contents d’apprendre la bonne nouvelle: la compagnie GameAccount, fournisseur spécialisé de jeux d’adresse a acquis les actifs d’exploitation anciennement détenus par The Money Gaming Corporation Limited. Cela permettra au site de poursuivre les activités de jeu au sein de GameAccount Network, à partir du 19 janvier 2010.

Depuis 2005, le site est une destination favorite des joueurs de backgammon, gin rummy et solitaire.

Pourtant, en 2009, la société qui exploitait le site a été liquidée. L’acquisition par GameAccount, dont on ne connaît pas les détails financiers, a été comme une nouvelle chance.

“En acquérant les actifs de MoneyGaming.com, nous portons secours à une communauté internationale de joueurs et un site financièrement stable pour continuer à jouer aux jeux d’adresse en ligne dans des compétitions aux mises réelles”, a déclaré Dermot Smurfit, PDG de GameAccount Network.

“Les acquisitions d’actifs ne sont pas une stratégie appréciée sur le marché actuel. Nous avons tous lu des grosses acquisitions par des sociétés cotées en bourse, mais rarement entendu parler d’acquisitions de plus petite échelle au sein de la petite communauté de notre industrie”, a précisé aussi Kevin Dale, chef de direction de GameAccount Network.

L’opération récemment conclue est la troisième acquisition faite par GameAccount ces dernières années, après celle du site web de backgammon GamesGrid.com en 2008 et du site de jeux occasionnels TreasureGames.com en 2005.

Nouveaux tournois sur Play65

24 septembre 2009 – 23:16

La salle de backgammon en ligne Play65 se prépare à réchauffer votre automne et votre hiver avec des tournois dynamiques qui chasseront le temps maussade, vous aidant à vous divertir.

Les événements débutent le week-end 19-20 septembre 2009. Ce seront deux jours d’action, comprenant deux magnifiques tournois: Pro Gammon, le plus long match de backgammon en ligne, avec des prix garantis de 1.000€ - qui peut croître en fonction du nombre des participants; et un marathon de tournois d’un prix total de 2.750€.

Pro Gammon ouvre le programme de “Supernatural Weekend” et sera suivi à 20.00h pm du tournoi hebdomadaire “Exciting Saturday”, un événement de 750€ qui est l’un des plus attendus tournois en ligne. “Supernatural Weekend” prend fin le 20 septembre, à 21.00 pm, avec un tournoi de 2.000€.

Play65 est une salle de backgammon en ligne lancée en 2004. Le logiciel du site vous permet de télécharger trois versions de jeu: des parties individuelles (single games), des parties multiples (match play), où deux joueurs concurrencent pour un certain nombre de points, et les tournois, dans lesquels 4 à 64 joueurs concurrencent dans de divers formats.

Le championnat mondial de backgammon 2009

9 août 2009 – 23:25

Le championnat mondial de backgammon 2009, déroulé entre le 12 et le 19 juillet, a couronné un nouveau champion. Il s’agit de Masayuki ‘Mochy’ Mochizuk du Japon, celui qui a réussi à détrôner le champion en titre Lars Trabolt dans une finale serrée.

La 34ème édition du championnat s’est déroulée pendant une semaine et a été sponsorisée par CasinoRip.com. La compétition a été hébergée à l’hôtel de 5 étoiles Fairmont et a attiré dans la course pour le titre 173 des meilleurs joueurs de backgammon du monde. Le prize pool s’est élevé à 200,000€. Les entrées ont été de 200€ pour les débutants, 400€ pour les intermédiaires et 1.000€ pour les professionnels. L’entrée au tournoi spécial tenu le 21-22 juillet, après le couronnement du champion.

Le Championnat mondial de backgammon de Monte Carlo est une tradition annuelle depuis 1976, lorsque le Championnat Européen a intégré le Championnat mondial de Bahamas, devenant un repère pour la plupart des joueurs européens et non seulement.

Le premier champion au backgammon a été Joe Dwek du Royaume-Uni, un joueur qui, suite à sa performance, a publié “Le backgammon pour profit”, un livre traitant des difficultés du backgammon suggérant les solutions à ces problèmes.

Alastair MacBeath - le nouveau champion du tournoi de backgammon de Strawberry Hills

28 avril 2009 – 0:20

Dans une ambiance de rêve, 32 joueurs de backgammon du monde entier se sont affrontés samedi, 25 avril, dans le tournoi de backgammon qui a eu lieu à Strawberry Hills, St Andrew, Jamaique.

L’événement a une fois de plus suscité l’admiration du champion en titre et président de l’Association Mondiale du Backgammon, Chiva Tafazzoli, qui était arrivé sur l’île le lundi passé.

La compétition a duré deux jours, culminant dimanche avec les demi-finales et la finale. Tel que prévu, le tournoi a été un succès. Dimanche, Alastair MacBeath a remporté le titre, après une confrontation directe avec Willian Mahfood. Le score a été serré - 15/13, mais jusqu’à ce résultat final, on a pu voir une série de changements de position entre les deux et des moments de tension accrue. La première place a apporté à MacBeath un prix de 315.000$, tandis que Mahfoof a dû se contenter avec 180.000$.

Le favori du tournoi, Chiva tafazzoli, a été pris sur le mauvais pied, étant exclu dès les étapes préliminaires. MacBeath, qui a également la qualité d’organisateur du tournoi, a été très satisfait du résultat (le sien et le bon déroulement de l’événement) et a salué les efforts des nouveaux joueurs à la table de jeu: “Il a été un grand tournoi...ce qui a été aussi magnifique, c’est qu’un bon nombre de nouveaux joueurs ont fait de beaux exploits.”

A l’endroit de sa partie contre William Mahfood, MacBeath a commenté: “Mon jeu avec William a été vraiment serré…J’ai eu une bonne avance et j’ai été un peu imprudent, mais William a fait un bon jeu!

Le backgammon “chouette”

9 mars 2009 – 6:19

Le backgammon “chouette” est une variante du backgammon traditionnel qui comporte trois joueurs ou plus. Il utilise les mêmes règles de base que le jacquet classique, mais avec les modifications de rigueur pour les parties à plusieurs joueurs. Le jeu de chouette oppose un joueur, nommé “la Boîte” contre une “équipe” conduite par le “Capitaine”.

Pour commencer le jeu, tous les participants doivent jeter un dé. Le joueur dont le coup est tombé sur le plus élevé numéro est choisi comme “la Boîte”. Le deuxième sera le Capitaine et le reste des joueurs, qui forment l’équipe, sont élus toujours suite aux résultats obtenus au lancement du dé. Si deux joueurs tombent sur le même numéro, chacun lance à nouveau le dé jusqu’à ce qu’on puisse établir un ordre. Aux cours des arrêts, de nouveaux joueurs peuvent se joindre à l’équipe, avec l’accord de ceux qui sont déjà à la table. Le tout nouveau joueur est toujours le dernier dans l’ordre établi.

Le jeu débute avec la Boîte s’opposant au Capitaine et à l’équipe. Chaque joueur a un cube assigné, donc, à chaque jeu, il y a plusieurs cubes de doublement. La boîte peut ainsi utiliser le cube de doublement contre tout joueur de l’équipe. Quand la boîte décide de faire un doublement, chaque joueur de l’équipe doit prendre sa décision, mais dans l’ordre décroissant, à partir du capitaine.

Puisqu’il y a une seule “Boîte” et plusieurs adversaires, les cubes de doublement peuvent avoir des valeurs différentes tout au long de la partie. Si on propose à la Boîte de doubler et il quitte ou si l’un des membres de l’équipe quitte, le jeu continue jusqu’à ce qu’on désigne un gagnant, sans tenir compte de ceux qui ont renoncé. Les perdants doivent attendre patiemment et s’abstenir de commenter le jeu ou de s’y mêler.

Le capitaine est autorisé à discuter avec tous les membres de l’équipe de la façon dont les dames devraient être déplacées, même si le cube de doublement ne peut être manipulé que par le joueur auquel il a été assigné. En outre, le Capitaine a le contrôle sur le déplacement des pins sur le tableau. Tandis que le reste des joueurs offrent leurs conseils, ce n’est que le Capitaine qui peut déplacer les dames sur le tableau. Il est également le seul joueur à lancer les dés et les coéquipiers doivent doubler avant le lancement des dés. Si le Capitaine lance avant que tous les cubes soient sur le tableau, ce lancement ne compte pas et il doit être répété.

La Boîte reste sur sa position jusqu’à ce qu’elle perde, puis est placé au plus bas de l’ordre de l’équipe. Il joue pour des points contre tous les membres de l’opposition, étant remplacé par le Capitaine après avoir perdu. Quand cela arrive, il va de soi que tout le monde avance d’une marche dans le classement, l’ancien deuxième joueur devant le nouveau Capitaine. Lorsque, par contre, le Capitaine et l’équipe perdent une partie, le Capitaine devient le dernier dans l’ordre établi. A chaque jeu, l’équipe a un nouveau Capitaine.

Le score devrait être tenu par un observateur impartial, ou par un membre de l’équipe qui a un rang moins important. Il doit être visible pour tous les joueurs et ceux-ci pourront le passer en revue entre les jeux. Ils devraient noter mes points des cubes lancés, pour éviter les erreurs de calcul au fur et à mesure que le jeu progresse. Pour éviter aussi tout malentendu, les joueurs sont conseillés de suivre quelques recommandations:

Premièrement, on doit convenir sur les règles précises et la nature des paris avant que le jeu débute. Dans les parties jouées pour de l’argent, le manque de clarté sur les règles peut entraîner des désaccords et des problèmes et peut même conduire à annuler la partie.

Deuxièmement, la limitation des consultations au sein de l’équipe est généralement profitable pour les meilleurs joueurs. Toute personne qui cherche à apprendre à jouer au backgammon ou au backgammon chouette souhaitera, probablement, garder les droits de consultation, afin de recevoir des conseils à tout moment.

Troisièmement, aux groupes d’enthousiastes intéressés à joueur pour de plus grands montants d’argent, la version Chouette offre la chance d’élargir le jeu et de se fournir une toute nouvelle expérience. Cependant, assurez-vous que vous comprenez très bien les règles avant de commencer, car tout malentendu peut devenir catastrophique! La précaution est notamment valable dans le cas des cubes de doublement.

Repères dans la littérature de spécialité du backgammon

9 mars 2009 – 4:33

A travers le temps, le backgammon n’a pas bénéficié d’une aussi prodigue bibliographie que son frère, le jeu d’échecs. L’une des raisons est que personne n’a pensé à noter les mouvements d’une partie de backgammon, jusqu’en 1973 - à peu près 300 ans après le premier jeu d’échecs enregistré!

En fait, le backgammon est mentionné dans la littérature de spécialité d’avant le XXè siècle, mais rarement. En 1844, George Frederick Pardon commentait dans son livre “Backgammon”: “le backgammon a été toujours un jeu secondaire, domestique, conjugal; il n’est pas si difficile qu’on ne puisse plus converser sur des sujets généraux; il n’aime pas les échecs, ni l’amour, ni l’art, ni la science, exige l’homme entier, tandis que le cliquétis répété des dés garde l’ouie en alerte et l’attention active; on a souvent constaté qu’il est une analgésique pour la goutte, les rhumatismes ou le “jaune spleen”.

En 1925, une fois avec la découverte du cube de doublement et des chouettes (le backgammon en variante multi-joueur), tous les livres publiés avant cette date sont devenus obsolètes du jour au lendemain. Cela ne veut pas dire qu’on avait immédiatement compris ce que c’est avec le cube de doublement. Les paroles de Georges Mabardi, dans “Backgammon to win“, une oeuvre parue au début des années 1930, témoignent de cette méconnaissance: “Si deux joueurs absolument parfaits sont engagés dans une partie, il n’y aura jamais un doublement accepté”.

A l’époque, il y a eu une vague de livres dédiés au backgammon, mais entre 1939 et 1960, les dés ont été jetés en silence…on avait des questions plus sérieuses à résoudre…Puis, au milieu des années 1960, le prince Alexis Obolensky a lancé l’idée des tournois internationaux de backgammon et le deuxième grand boom du jeu a commencé. L’un des premiers livres de l’époque, “The Backgammon Book” de Jacoby et Crawford a été l’un des meilleurs du domaine. Il énonce de façon claire et concise les règles du jeu et présente également une superbe histoire du backgammon.

En 1976, Paul Magriel, devenu ensuite le meilleur joueur au backgammon du monde, a publié le livre “définitif” sur le backgammon. Simplement intitulé «Backgammon», l’explication magistrale des principes fondamentaux du jeu n’a jamais été meilleure ( il a été récemment réédité ). “Backgammon ” est un livre qui ne devrait pas manquer de la bibliothèque de tout joueur sérieux.

Depuis le milieu des années 1970, certaines bonnes parties ont été enregistrées et Kent Goulding a innové en publiant des livres qui rendaient les parties disputées par des joueurs de haut niveau. Ceux-ci ont été intitulés “Backgammon avec les champions” et ont été un énorme succès. D’autres théoriciens sont également entrés en jeu, les plus notables étant Danny Kleinman et Bill Robertie.

La théorie du backgammon, bien qu’ayant une ancienneté d’à peu près 5,000 ans, était vraiment à ses débuts. Magriel, Goulding, Kleinman Robertie ont développé cette théorie en sauts, de sorte que le backgammon ait déjà ses maîtres dans les années ‘80.

Et voilà qu’une fois avec le développement des ordinateurs dans les années 1990, la théorie du jeu a subi des changements fondamentaux. Si leur on avait fait pleine confiance, en particulier aux ordinateurs basés sur les réseaux neuraux, alors beaucoup de ce qui était la théorie acceptée, aurait dû être prise pour des conneries. Cela a conduit à une surabondance de nouveaux ouvrages, qui tenaient compte de ces modifications. Il était maintenant possible de déterminer la bonne décision, pour n’importe quelle position, et cela avec un degré raisonnable de certitude. L’avènement de l’ère informatique a conduit à des livres tels que «New Ideas in Backgammon” par Kit Woolsey et Hal Heinrich et “Modern Backgammon” par Robertie. Kit Woolsey a aussi éclairci la complexité des parties de backgammon, dans son extraordinaire monographie: “How to Play Tournament Backgammon.”

De son côté, Jeremy Bagai a fait une excellente re-examen des classiques d’antan, dans “Backgammon Classic Revisited”. L’analyse de Bagay a démontré que l’un des prétendus classiques du passé, “Paradoxes and Probabilities”, par Barclay Cooke, n’était correcte qu’à moitié! Il ne s’agissait pas de dénigrer Cooke, mais d’utiliser les connaissances de son époque pour montrer combien la théorie du jeu avait évolué au cours des 30 dernières années.

Au cours des dernières années, il y a eu relativement peu de livres publiés sur le backgammon, mais ceux qui sont apparus ont valu la peine de les attendre. Il s’agit notamment des recueils de Chris Bray - “What Colour is the Wind?” et “Second Wind”, “Backgammon Boot Camp” par Walter Trice, les deux volumes de “Backgammon praxis” de Marty Storer et, enfin, de l’Encyclopédie de Backgammon, réalisée par Kit Woolsey, l’une des premiers ouvrages consacrés à la question du cube de doublement.

La qualité de cette littérature est, donc, en hausse. C’est pourquoi son avenir est également prometteur: on s’attend à lire des ouvrages de plus en plus complexes et à la fois ponctuels.

Tavli, la version grecque du backgammon

5 mars 2009 – 3:29

Comme les vacances approchent, une évasion sur les plages ensoleillées de la Grèce serait une idée parfaite si vous aimez le backgammon! Qu’a le backgammon à faire avec les vacances en Grèce? vous pourriez vous demander. Eh bien, à peu près dans chaque café grec, on peut voir des personnes jouer au très aimé jeu “Tavli”, qui est une version moins connue du backgammon occidental. Des fois, on y joue doucement, d’une manière contemplative, d’autres fois, le jeu devient fébrile et bruyant. On y joue pour de l’argent ou simplement pour s’amuser.

Cette version de backgammon tire son nom du mot grec “tavli” qui signifie “tableau”. A son tour, le tavli a trois variantes, qui se jouent selon des règles différentes et qui comportent des parties différentes. Cependant, toutes les trois sont habituellement jouées dans des séries où les joueurs se font concurrence pour gagner le meilleur des trois, cinq ou sept parties.

La première version du jeu est connue sous le nom de Portes, qui a le plus de similitudes au backgammon classique. Les joueurs commencent le jeu avec les pièces placées pareillement au backgammon occidental. Cependant, les joueurs n’utilisent pas le doublement, parce que les Portes se joue plutôt pour le plaisir et non pas pour l’argent.

La deuxième variation de Tavli est appelée Plakoto, qui vient du verbe “plakono” et signifie, dans le sens du jeu, mettre un pion sur le pion de l’adversaire. Le point de départ des pions au Plakoto s’écarte de la norme établie au backgammon traditionnel. Pour commencer, le joueur doit placer ses pions dans le point As de l’adversaire et pour gagner, il doit les déplacer sur le tablier afin de les apporter dans son jan. Une autre différence est qu’au Plakoto, on ne frappe pas les “blots” (les pions seuls sur une flèche). En revanche, si quelqu’un “attire” le pion de l’adversaire sur un point vacant, la pièce doit rester là jusqu’à ce qu’on décide de déplacer son pion à lui. Cela crée une tournure intéressante au backgammon. Si, par contre, le dernier pion du point de début de quelqu’un est piégé par son adversaire, le premier perd automatiquement la partie.

La troisième version de tavli est s’appelle Fevga, qui signifie “rouler”. Les règles de Fevga demandent aussi aux joueurs de commencer le jeu avec tous leurs pions sur le point As. À partir du point situé à l’extrême droite, chaque joueur doit déplacer ses 15 dames sur le tablier de sorte qu’il les amène sur son jan intérieur. Comme au Plakoto, on ne frappe pas les pions. La stratégie au plakoto n’autorise pas le joueur à installer une prime de plus de six points consécutifs. Si votre adversaire est bloqué derrière votre prime, vous êtes obligé de déplacer un pion pour lui permettre de continuer le jeu.

Les règlements entiers pour chaque variation de Tavli sont plus complexes, mais, bien que les règles soient différentes, il y a des choses communes desquelles on devra tenir compte. L’une de celles-ci est que toutes les variations de Tavli comptent sur le plaisir du jeu et c’est pourquoi on n’utilise pas de cubes de doublement.

Erik Seidel, entre backgammon et poker

3 février 2009 – 4:49

Erik Seidel est un joueur de poker professionnel, l’un des meilleurs du monde. En fait, il est l’un du petit groupe de joueurs  ayant remporté de multiples bracelets WSOP. Mais non seulement il a gagné sept bracelets WSOP, de plus, il est le seul joueur des séries ayant remporté des prix au cours de trois saisons consécutives: 168,000$ à l’événement de Limit Hold’em en 1992, 94,00$ à l’événement d’Omaha 8 or Better de 1993 et 210,000$ au No Limit Hold’em de WSOP 1994. Seidel se trouve également parmi les dix premiers joueurs totalisant une sommes importantes des gains WSOP.

Mais, bien que Seidel soit l’un des plus appréciés joueurs dans le monde des professionnels du poker, le poker, à présent son grand amour, n’est pas son premier amour…Dans les années 1970, donc, à peu près une quarantaine d’années auparavant, Erik Seidel quittait le collège pour poursuivre une carrière de joueur professionnel de backgammon.

A cette-époque là, lorsqu’il jouait au backgammon au légendaire Mayfair Club de New-York, il s’est qualifié à un tournoi de backgammon de Las Vegas. C’est dans ce paradis des joueurs que son intérêt au poker a été éveillé, suite à une partie de low-limit poker. De retour à Mayfair, Erik a commencé à y jouer régulièrement, accompagné de quelques-uns de ses partenaires de backgammon, dont Paul Magriel, Jason Lester, Steve Zotolow et Howard Lederer. D’ici au plus prestigieux tournoi de poker du monde, ce ne fut pas un long chemin pour Seidel. Sa première incursion a été décourageante, mais il n’a pas renoncé, et a transformé sa défaite en victoire, se classant le deuxième, après Johnny Chan, au Main Event de WSOP 1988. Sa véritable carrière de poker a, quand-même, commencé en 1995. A présent, Seidel vit à Nevada et s’est passionné pour le tennis.

La règle Jacoby

5 janvier 2009 – 3:49

Ceux qui s’aventurent dans le monde passionnant du backgammon, et en particulier ceux qui jouent pour de l’argent ont le plus de chances d’entendre parler de la règle Jacoby appliquée au cours d’une partie. Cette règle annule les valeurs du point du gammon et du backgammon, si le jeu n’a pas été doublé. Pour comprendre la règle Jacoby, on doit d’abord se familiariser avec le doublement. Le doublement est une stratégie par laquelle les joueurs soit acceptent de doubler les enjeux de la partie, soit refusent et quittent la partie. Dans la pratique, cela se fait en utilisant le cube de doublement ( dont nous avons parlé dans un autre article ). Le doublement est utilisé souvent dans les parties où un joueur veut profiter d’une position forte.

Quand on joue pour de l’argent, le cube de doublement peut élever les enjeux d’une seule partie à beaucoup plus que le pari initial placé. Toutefois, les joueurs expérimentés qui jouent pour des mises réelles, hésitent parfois à doubler, parce qu’ils espèrent obtenir un gammon ou un backgammon pour remporter la victoire finale. Le doublement peut seulement prolonger les parties où l’on sait déjà à qui sera la victoire, compte tenu de la position du vainqueur. C’est là que la règle Jacoby entre en jeu. Proposée par l’un des plus grands joueurs de bridge de tous les temps, Oswald Jacoby, la règle stipule que les points gammon et backgammon ne sont comptés pour leur double et leur triple que si le jeu a déjà été doublé. L’idée de la règle est de déterminer les joueurs qui conduisent la partie de se dépêcher et finir la partie en doublant plutôt que d’adopter un rythme lent. Sans la motivation du gammon ou des backgammons les joueurs ne vont doubler la partie que lorsqu’ils pensent que la victoire leur est assurée.

Qui était, donc, Oswald Jacoby et pourquoi avait-il tellement de la hâte? Oswald Jacoby est né à Brooklyn en 1902. Il a d’abord appris à jouer alors qu’il n’avait que six ans. Au cours de la Première Guerre mondiale, il a menti sur son âge et a rejoint l’armée à seulement quinze ans. Au cours de cette période, il a joué beaucoup de poker. Son talent aux statistiques a été découvert à l’âge de 21 ans, quand il est devenu la plus jeune personne à passer l’examen de la Société des Actuaires. Cependant, c’est en jouant au bridge que Jacoby a gagné sa renommée internationale en tant que joueur professionnel et chroniqueur. Jacoby a publié de nombreux ouvrages sur le bridge, le backgammon et sur d’autres jeux. Il n’est pas étonnant qu’un homme qui était si impatient d’entrer dans l’armée et de devenir spécialiste statisticien, a également inventé une règle pour accélérer le jeu de backgammon. La règle de Jacoby est largement utilisé dans les parties de backgammon pour de l’argent, mais elle est rarement appliquée dans les tournois.